Je vous laisse apprecier la performance live de Kevin Michael sur le plateau de Taratata en Octobre 2007, la chanson s'appelle IT DON'T MAKE ANY DIFFERENCE
a ne se mange pas, même si la lumière dorée des images laisse
imaginer l'odeur douce que dégage la cuisson du sucre et du jus de citron.
Ce
caramel est l'instrument d'une nécessaire souffrance, il sert de produit dépilatoire
dans un salon de beauté, à Beyrouth.
Pour son premier film, la jeune (34 ans) cinéaste libanaise Nadine Labaki a donc trouvé un refuge qui a déjà servi à George Cukor (Femmes, 1939) et à Tonie Marshall (Vénus Beauté, 1999). Mais dans cette ville-là, ce pays-là, les clientes du salon deLayale - la réalisatrice tient ce rôle central - ont encore plus besoin d'un havre de paix que les mondaines new-yorkaises ou les Parisiennes.
Même si la guerre passée (le film a été tourné début 2006, avant l'intervention et les bombardements israéliens) est tenue à l'écart du récit - il n'y est même pas fait allusion -, le poids de ce qu'il est convenu d'appeler la tradition est omniprésent dans la vie des femmes, préjugés chrétiens ou préceptes de l'islam se rejoignent pour les maintenir dans la servitude. Tout le film est propulsé par cette contradiction entre la douceur des moments et la douleur de la vie, déclinée cinq fois en autant de destins de femmes. Layale, femme libre, de confession chrétienne, patronne de sa propre affaire, habite quand même chez ses parents et vit dans la soumission une liaison sans issue avec un homme marié ; son employée, Nisrine, musulmane, est fiancée à un garçon qu'elle aime, mais elle n'est plus vierge ; Rima, la shampouineuse ne peut vivre son homosexualité ; Jamale, cliente quinquagénaire, tente de relancer sa carrière d'actrice après son divorce ; Rose, la voisine couturière, a dix ans de plus et a passé sa vie à s'occuper d'une soeur aînée qu'une mystérieuse histoire d'amour a laissée folle.
ELÉGANCE SENSUELLE
Cet entrecroisement de destins est un procédé convenu, et cette convention menace parfois la vivacité de Caramel. Le scénario dose avec un peu trop d'habileté séquences comiques et tragiques, moments de désespoir solitaire et explosions de joie conviviales. Ces péchés restent véniels au regard de l'élégance sensuelle de la mise en scène. Servi par une belle lumière (Yves Sehnaoui), qui célèbre aussi bien la beauté des actrices qu'elle prend en compte la misère qui menace partout la splendeur beyroutine, bercé par une musique élégamment sentimentale (de Khaled Mouzanar), Caramel trouve un rythme singulier qui mêle intimement la vivacité à la pesanteur du temps qui passe.
Les trajectoires des cinq femmes se déploient avec une grâce un peu languide, et dans les intervalles qui séparent les quelques morceaux de bravoure comique (Layale préparant la chambre d'hôtel miteuse qui doit abriter ses amours), s'insinuent le désespoir et la frustration qui font ombrage à ces vies.
La Bande Annonce :
L'hebdomadaire a publié jeudi la photographie de Mikhaïl Gorbatchev, réalisée par la marque de luxe Louis Vuitton pour sa prochaine campagne de publicité. Sur ces clichés, l'ancien président soviétique apparaît assis sur la banquette d'un véhicule, le mur de Berlin à l'arrière-plan. Selon Antoine Arnault, fils du propriétaire de Vuitton, c'est Gorbatchev qui a proposé de poser devant le mur, afin que l'on "se souvienne" qu'il a été "l'un des acteurs de sa chute". Et Antoine Arnault de ne pas bouder "sa grande fierté".
Réalisée par la photographe Annie Leibovitz, la campagne a pour thème le voyage, l'un des fondements de la marque de luxe. L'entreprise, qui a voulu mettre en avant des "visages d'exception", a également fait appel à Catherine Deneuve ainsi qu'au couple star du tennis André Agassi-Steffi Graff.
Pour convaincre l'ancien président soviétique, Antoine Arnault a accepté de reverser le cachet, dont le montant n'a pas été précisé, à la fondation de Gorbatchev. Nommée la Croix verte internationale, l'organisation caritative a pour objectif de promouvoir le développement durable.
Les photos seront visibles en septembre dans les magazines, aux côtés d'autres clichés plus traditionnels. La marque de luxe aurait évoqué le nom de Bill Clinton pour
une prochaine campagne.
Depuis peu de temps j'ai découvert BOLLYWOOD et ses couleurs, ses histoires d'amour mais surtout sa musique et sa danse ! Pour ceux qui ne le
sauraient pas encore, Bollywood c'est le nom donné à l'industrie cinématographique Indienne qui est basée dans la ville de Mumbai (Bombay). Ces films sont réalisés dans la langue Hindi mais
également en Ourdou. Les films de Bollywood constituent la branche la plus importante du cinéma Indien et s'exportent dans le monde entier.Pendant la période où Bollywood n'était pas connu au dehors de l'Inde, de nombreux films ont été exploités sans tenir compte de la propriété industrielle.
Actuellement en raison de leur visibilité accrue et de l'augmentation de leur public potentiel, quelques films de Bollywood commencent à avoir des budgets plus
importants, leur permettant d'employer des décors naturels lointains et dispendieux comme le palais de Blenheim au Royaume-Uni.
De grands studios commencent à émerger, comme par exemple ceux de la société Yash Raj Films. Les financements proviennent essentiellement d'investisseurs privés et de plus en plus souvent
d'acteurs qui fondent leurs propres maisons de production.
Un des problèmes de Bollywood est le piratage de ses films. Les DVD piratés sont souvent sur le marché en même temps que le film en salle, les films sont réencodés - bonus supprimés - pour en mettre deux sur un même support, moyennant une baisse de qualité.
Il faut également savoir que le cinéma indien coûte moins cher qu'à Hollywood. En effet, DEVDAS est le film le plus cher jamais produit en Inde et a (seulement)
coûté 10 millions de dollars. Khabi kushi khabie gham est le deuxième film le plus onéreux avec un montant de production estimé à 7 millions de dollars. En comparaison, une grosse production
américaine coûte aux environs de 200 millions de dollars...
Inès est sa muse, bonne chrétienne, mais qu'il ne pourra pas soustraire aux geôles de l'Inquisition, où elle sera torturée, emprisonnée à vie, violée par le Frère Lorenzo, parce qu'on l'a vue rechigner à manger du porc et qu'on l'accuse de pratiquer la religion juive.
Le film, dans lequel Forman règle des comptes avec la Tchécoslovaquie, où les Soviétiques étaient censés amener la liberté après l'occupation nazie, retrace les bouleversements politiques du pays : chute de la royauté et fin de l'Inquisition après l'intervention des troupes napoléoniennes, confusion entre les idéaux de la Révolution française et la brutalité sanglante des nouveaux occupants, restauration de la monarchie répressive par les Britanniques.
Les Fantômes de Goya abandonne donc Goya pour suivre la trajectoire à rebondissements de Lorenzo l'opportuniste, qui, après avoir été contraint de fuir les chasseurs d'hérétiques, réapparaît comme ministre de Bonaparte, avant de subir le châtiment légitimement administré aux méchants et aux traîtres.
Ce vieux singe cynique ne se rend pas seulement coupable de spectaculaires retournements de soutanes : de ses assauts lubriques contre l'innocente Inès est née une enfant, vite expédiée dans un couvent. Or l'arrivée des troupes françaises a fait sortir Inès de son cachot, et celle-ci, à demi-folle, est hantée par une idée fixe : retrouver sa fille.
SAVOIR-FAIRE
Ni biographie de peintre ni fresque historique donc, Les Fantômes de Goya est un mélo feuilletonesque, une épopée dans la lignée des fresques d'Alexandre Dumas ou d'Eugène Sue, que l'on peut goûter avec un certain plaisir. Le savoir-faire de Forman y est épaulé par ses comédiens.
Si le cabotinage d'un Javier Bardem (Frère Lorenzo), qui en fait des tonnes, peut laisser circonspect, Stellan Skarsgärd compose un Goya crédible, Michael Lonsdale (avec ses roucoulements hypocrites) est un chef du clergé délectable. Natalie Portman, surtout, fait un époustouflant numéro à transformations, dans la peau d'Inès métamorphosée en clocharde obsessionnelle, et dans celle de sa propre fille Alicia, devenue pute insoumise. Sacré actrice !
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